Insolite
Un plongeur attaqué par un requin transforme une dent retrouvée dans son bras en boucle d’oreille « trophée »
En mai dernier, alors qu’il plongeait en apnée dans les eaux peu profondes d’une île de la Polynésie française, Angus Kockott, un jeune sud-africain de 20 ans, a vécu un moment terrifiant.
Surgi de nulle part, un requin gris de 2 mètres de long l’a attaqué, lui saisissant le bras entre ses puissantes mâchoires.
Face à cette situation critique, Angus a réagi rapidement. Munis d’un petit couteau de 10 cm, utilisé habituellement pour couper les lignes de plongée, il a frappé le requin dans les branchies, ce qui l’a finalement éloigné.
Par la suite, malgré la douleur et la gravité de sa blessure, il a réussi à nager jusqu’au bateau. Là, il a improvisé un garrot avec un masque de plongée pour stopper l’hémorragie.
« Si je n’avais pas interposé mon bras, le requin aurait pu attaquer mon cou. Je n’aurais pas survécu », raconte Angus, reconnaissant d’être en vie après cette rencontre.
Il a été transporté d’urgence par avion militaire jusqu’à un hôpital à Tahiti, où des chirurgiens ont mené une opération de six heures pour soigner ses blessures. Durant l’intervention, les médecins ont fait une découverte surprenante : une dent de requin était restée incrustée dans son bras.

Plutôt que de laisser ce vestige oublié, Angus a choisi de le transformer en quelque chose de plus symbolique. Il a fait monter la dent en boucle d’oreille, un véritable trophée qu’il porte fièrement.
« C’est une expérience qui a marqué ma vie. Porter cette dent me permet de tourner la page », explique-t-il. Pour lui, ce bijou représente non seulement sa survie, mais aussi une manière d’accepter ce qu’il a traversé.

Angus ne garde aucune rancune envers l’animal qui l’a attaqué. Selon lui, l’incident était probablement lié à une question de territoire. « On ne peut pas blâmer l’animal pour ça », déclare-t-il. Malgré les séquelles, notamment des dommages nerveux limitant la mobilité de son bras, Angus espère que la rééducation lui permettra de retrouver peu à peu la sensation et le mouvement.
Après trois semaines de convalescence à Tahiti, il est rentré en Afrique du Sud pour poursuivre sa rééducation. Et malgré cette attaque, le jeune plongeur est impatient de retourner dans l’océan.
La boucle d’oreille, qu’il considère comme un souvenir vibrant de sa survie, est également devenue un sujet de discussion inévitable. « C’est un souvenir de ce que j’ai traversé, et je suis sûr que ça va être un excellent sujet de conversation pour toute ma vie », conclut-il avec humour.
Source : Good News Network
